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Non à la privatisation du service public de l’emploi

31-03-2009

Communiqué de Pascale GERARD, Secrétaire nationale à la Formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle et de
Razzy HAMMADI, secrétaire national aux services publics

Après la fusion bâclée au sein du « Pôle Emploi » de l’ANPE et des ASSEDIC, qui voit notamment la dégradation des conditions d’accueil et d’accompagnement des usagers ainsi que des retards d’indemnisation pour plusieurs dizaines de milliers de chômeurs, une nouvelle étape dans le démantèlement du service public d’emploi vient d’être franchie.

Alors que toutes les formules de privatisation d’accompagnement des chômeurs expérimentées en Europe se sont avérées être des échecs, « Pôle Emploi » choisit clairement de s’engager dans cette voie, celle de la déresponsabilisation des pouvoirs publics.

A partir du 1er juillet, après une phase d’expérimentation commencée en 2005 et dont les résultats ne sont ni mesurés, ni discutés, ce sont 350 000 chômeurs qui seront suivis par des cabinets privés, et ce alors que la gouvernance de « Pôle Emploi » n’est toujours pas stabilisé. L’appel d’offre lancé vendredi par « Pôle Emploi », vise tout simplement à privatiser un secteur public.

C’est une réelle ambition pour un service public de l’emploi efficace qu’il faudrait pour notre pays aujourd’hui. L’annonce de 1840 recrutements au sein du « Pôle emploi » n’est malheureusement pas à la hauteur des enjeux et de la crise qui a vu le nombre de demandeurs d’emploi augmenter de 90 000 en janvier et 80 000 en février.

Le Parti socialiste s’oppose avec la plus grande fermeté à la privatisation des services publics et demande un audit public de la fusion ANPE/ASSEDIC. Il demande un moratoire du plan de suppressions d’emplois et de la mise en place de la RGPP.

Plan social à RFI, quand l’Etat ajoute de la crise à la crise

30-03-2009

Le 30 mars 2009

Communiqué de Patrick BLOCHE, Secrétaire national aux médias Et Razzy HAMMADI, Secrétaire national aux services publics

Plan social à RFI, quand l’Etat ajoute de la crise à la crise

Patrick Bloche, député de Paris et secrétaire national chargé des médias et Razzy Hammadi, secrétaire national aux services publics ont rencontré hier et aujourd’hui la délégation intersyndicale (SNJ, FO, SNRT-CGT, SNJ-CGT) des représentants du personnel de RFI.

Lors de ces deux entrevues ont été abordés successivement :

-    Le plan social lancé en janvier portant sur la suppression de 206 postes soit 20% du personnel.
-    La suppression sans aucune concertation ni information, d’émissions à l’étranger et en direction des communautés étrangères en France menant au démembrement de la mission de service public de RFI, 3ème audience mondiale et à la remise en cause du rôle de la France à l’étranger.
-    La politique conduite par la direction de RFI, représentée par Alain de Pouzilhac (par ailleurs président du comité de surveillance du troisième groupe de casino en France) et par Christine Ochkrent, la compagne du ministre de tutelle de l’audiovisuel extérieur de la France, amène à une politique de casse sociale sous prétexte d’un « déficit chronique » (soit 7 millions d’euros sur un budget total de 130 millions), dont l’existence est principalement due au sous-financement chronique organisé par l’Etat.

Le Parti socialiste tient à rappeler sa solidarité à l’égard des personnels de RFI et sera mobilisé à leur côté dans le cadre des actions et initiatives qu’ils prendront dans les semaines qui viennent.

Le Parti socialiste demande que le plan social de RFI soit abandonné et que l’Etat par le biais de l’AEF, remette de l’ordre, de la dignité, ainsi que du respect dans le comportement qui doit être le sien, notamment à la tête des entreprise publiques.

Dans cette perspective, le Parti socialiste exige que le gouvernement  rende public, dans les plus brefs délais, le budget exact de RFI, et notamment la rémunération de ses dirigeants, qui connaît un plan social sans que les informations nécessaires à l’évaluation de son état de santé ne soit communiquées et débattues.

Mise à sac du service public : les conséquences directes sur Pôle emploi

13-03-2009

Paris, le 13 mars 2009

Pascale GERARD, Secrétaire nationale  à la Formation professionnelle et à la Sécurité sociale professionnelle et de
Razzy HAMMADI, Secrétaire national aux Services publics

La situation au Pôle emploi est aujourd’hui catastrophique. Cette réalité, seul le directeur général du Pôle ne l’accepte pas quand il déclare : « l’opérateur n’est en rien submergé ».
Pourtant, le retard accumulé dans le traitement des dossiers des nouveaux chômeurs menace les plus précaires d’exclusion et participe à la montée de la violence dans les sites de Pôle emploi. Aujourd’hui, avant de toucher ses indemnités, un chômeur peut attendre jusqu’à plus de 3 mois sans le moindre revenu.
Le secrétaire d’Etat à l’emploi, Laurent WAUQUIEZ, se dit tout de même « prêt à mettre des effectifs en plus ».
Nous aurions pu nous en réjouir. Mais que cache cette déclaration ? Un appel d’offre du public au privé, soit la sous-traitance au privé du service public de l’emploi.
Nous ne pouvons laisser penser qu’un fonctionnaire serait moins compétent qu’un opérateur sous-traitant pour répondre aux questions et aux besoins du public.
Nous tenons à dénoncer le coût d’une telle opération. La sous-traitance coûte très cher : là où le traitement d’un chômeur revient à 800 € par personne avec une prise en charge par le Pôle emploi, ce coût peut monter cela jusqu’à 4.000 € pour certains opérateurs privés.
Le Parti socialiste tient à rappeler son attachement au cadre du service public seul garant d’un traitement égalitaire de nos concitoyens, et à l’emploi public.
Le Parti socialiste dénonce le recours à la sous-traitance pour régler les urgences et pour pallier au manque d’effectifs dans la fonction publique, manque créé par le gouvernement lui-même, et réclame un moratoire sur la suppression des emplois publics.
Le Parti socialiste appelle les fonctionnaires du Pôle emploi, les salariés et ceux qui cherchent un emploi à se mobiliser le 19 mars dans toutes les manifestations de France.

Il y a plus d’une semaine, la tempête « Klaus » dévastait le Sud-Ouest.

03-02-2009

Communiqué de Razzy Hammadi, Secrétaire National aux services publics

Il y a plus d’une semaine, la tempête « Klaus »  dévastait le Sud-Ouest.

Son onde de choc a provoqué la mort de plus d’une dizaine personnes et détruit une grande partie du patrimoine sylvicole, endommagé une partie du réseau électrique et de distribution d’eau et fortement perturbé les communications ainsi que les transports.

Avant même qu’un premier bilan du désastre ne soit établi, et alors que les personnels de Météo France alertaient l’opinion sur l’effet désastreux du démembrement des services publics en ce qui concerne la prévision et la prévention de la tempête, Nicolas Sarkozy était déjà sur place pour tenir meeting,

N’hésitant pas à instrumentaliser à son profit, la bonne coordination des équipes, le dévouement et le courage des agents, l’engagement plein et entier des collectivités territoriales malgré la démission de l’Etat dans de nombreux domaines concernés par la tempête, il déclarait : « tout sera remis en ordre en moins d’une petite semaine ».

Dimanche soir 40 000 foyers restaient sans électricité, 50 000 autres n’y avaient accès que par des groupes électrogènes qui d’ores et déjà ne sont plus en mesure d’assurer le minimum au regard des baisses constatées de température. Plusieurs milliers de familles restaient privées d’eau et les collectivités territoriales se trouvent dans de nombreux cas livrées à elles-mêmes face au manque flagrant de moyens tant du point humain que matériel.

Plus d’une semaine après la tempête, les choses ne sont non seulement pas rentrées dans l’ordre, mais tendent en plusieurs points de la région à devenir dramatiques laissant présager un désastre sanitaire pour des milliers de nos concitoyens.

Les agents du service public qui ont continué a assurer leur mission dans la région le 29 janvier un brassard noir au bras, signifiant par là même leur mobilisation lors de la grève interprofessionnelle sont venus nous rappeler, s’il en fallait, le rôle des services publics et de la puissance publique dans de tels cas.

Le Parti socialiste tient à s’indigner de l’attitude du Président de la République dans la gestion de la crise et de ses conséquences. Une fois de plus, le Président de la promesse non tenue et de la mise en scène, qui se décharge de ses responsabilités a été au rendez-vous de l’actualité et du 20h tout en feignant de ne pas voir les dysfonctionnements prévisibles de sa politique.

Aménagement du territoire délaissé par l’asphyxie organisée des collectivités territoriales et destruction des services publics par la suppression des postes et des moyens sont pour le Parti socialiste à l’origine de la situation désastreuse que vivent des dizaines de nos concitoyens, après le passage de la tempête Klauss.

Le gouvernement et le président de la République en sont les premiers responsables.

Premiers secrétaires fédéraux signataires : Renaud LAGRAVE (Landes) Ludovic FREYGEFOND (Gironde) Benoit SECRESTAT (Dordogne) Lucette LOUSTEAU (Lot et Garonne)
Eric ANDRIEU (Aude) Mickaël AURORA (Gers)

Le Parti socialiste salue la mobilisation de tous les agents des services publics et des collectivités locales

27-01-2009

Communiqué du Bureau national

Le Sud-ouest de la France vient de connaître une terrible épreuve. Face à un bilan humain et matériel lourd, le Parti socialiste veut témoigner de sa solidarité envers les populations victimes de cette catastrophe.

La tempête « Klaus »  a détruit une grande partie du patrimoine sylvicole, endommagé une partie des réseaux électriques et de distribution d’eau et fortement perturbé les communications ainsi que les transports.

Le Parti socialiste tient à saluer la mobilisation de tous les agents des services publics et des collectivités locales qui ont répondu de manière exemplaire sur le terrain pour agir concrètement et le plus rapidement possible (centre routier, techniciens, transports régionaux, EDF, GDF, …). Ils ont fait preuve de courage et de dévouement qui honorent notre pays.

Leur mérite est d’autant plus louable que cette tempête intervient dans un contexte particulièrement difficile de réduction d’effectifs et d’étranglement financier. Dans ce contexte, et alors que l’unité nationale devrait prévaloir, nous dénonçons l’exploitation politique par le Président de la République de la catastrophe, en tentant de s’attribuer la réactivité des agents publics et la bonne coordination des moyens.

Au contraire, nos élus et leurs associations (FNESR, ARF, ADF….) sont aux côtés des Français, sans récupération partisane, pour les accompagner au mieux dans cette épreuve et mettre en place les mécanismes de solidarité nécessaires et immédiats.

Les syndicats de Météo France ont eu raison de rappeler à Nicolas SARKOZY que, grâce à un service public de la prévision météorologique efficace, le pire avait été évité, notamment en pertes humaines, tout en prenant le soin de rappeler que cette qualité de service ne survivrait pas aux réformes actuellement en cours. Le même raisonnement peut être appliqué à EDF et à la SNCF.

Qu’en sera-t-il demain dans certains territoires désertés par la puissance publique ? Pourra-t-on s’appuyer éternellement sur des collectivités asphyxiées par l’assèchement des ressources financières ? Il est temps que le président de tous les Français assume sa tâche et garantisse une aide suffisante aux territoires et permette aux entreprises publiques de rétablir leurs investissements pour l’entretien des réseaux d’électricité, ferroviaires et de communication.

Rencontres Syndicales

07-01-2009

COMMUNIQUE du Parti socialiste

Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie, Alain VIDALIES, Secrétaire national au Travail et à l’Emploi, Guillaume BACHELAY, Secrétaire national à la Politique industrielle aux nouvelles technologies et aux entreprises, Didier MIGAUD, Conseiller pour les finances et la fiscalité, Pascale GÉRARD, Secrétaire nationale à la Formation professionnelle et à la sécurité sociale professionnelle, Harlem DÉSIR, Secrétaire national à la Coordination et Claude BARTOLONE, Secrétaire national aux Relations extérieures,

reçoivent toute la journée du mercredi 7 janvier des délégations des organisations syndicales et patronales, dans le cadre de l’élaboration du plan de relance global et massif que le Parti socialiste présentera publiquement le 20 janvier prochain.

Ces auditions des partenaires sociaux visent à recueillir leurs réactions au plan de relance présenté par le gouvernement au Parlement, et leur point de vue sur les mesures de court et moyen terme rendues nécessaires par la crise économique et sociale majeure que traverse notre pays.

Le Parti socialiste recevra demain jeudi des représentants de plusieurs partis sociaux-démocrates européens et les auditionnera sur le contenu et leur appréciation du plan de relance mis en œuvre dans leurs pays respectifs.

Fusion ANPE/ASSEDIC : Suite …

07-01-2009

Communiqué de Pascale Gérard, secrétaire nationale à la Formation professionnelle et à la Sécurité sociale professionnelle
et Razzy Hammadi, secrétaire national aux Services publics

Le Parti socialiste apporte son soutien aux agents du nouveau « Pôle emploi », issu de la fusion à marche forcée ANPE/ASSEDIC effective depuis le 1er janvier 2009.

En grève ce jeudi 8 janvier, les travailleurs du Pôle emploi refusent les conditions brutales dans lesquelles est mise en place cette fusion et militent pour la construction d’un réel service public de l’emploi doté des moyens nécessaires pour faire face à ses missions dans une période où les difficultés liées à la crise économique vont s’accroître.

En effet, alors que jusqu’à présent les personnels des ASSEDIC étaient en responsabilité de l’indemnisation des demandeurs d’emploi tandis que ceux de l’ANPE étaient en charge de l’orientation et de la recherche d’emploi des usagers, désormais ce sont les mêmes agents qui assureront ces deux missions à la technicité pourtant différenciée sans avoir reçu au préalable de formation adéquate pour les assurer correctement.

De plus, comme cette réforme n’a été menée que sous un angle purement comptable, la fusion des ASSEDIC et de l’ANPE conduit à une réduction du nombre d’agents publics et donc à une diminution de la couverture territoriale, alors même que le manque de personnels conduit déjà depuis plusieurs années à un abaissement qualitatif du service public de l’emploi.

Cette situation apparaît d’autant plus intolérable que, dans le même temps, l’Etat vient de proposer une convention à l’Unedic et au « Pôle Emploi » prévoyant notamment de confier le sort de 100.000 demandeurs d’emploi, au minimum, d’ici 2011 aux opérateurs de placement privés, dont les premières expérimentations jusqu’ici ont été aussi peu concluantes qu’onéreuses.

A l’opposé des desseins gouvernementaux, le Parti socialiste veut manifester sa solidarité aux agents du « Pôle emploi » en régions qui militent pour la mise en place d’un réel service public de l’emploi afin d’accompagner efficacement les demandeurs d’emploi et salariés précaires vers un retour à un emploi durable et de qualité.

Dans cette perspective, Pascale Gérard rencontrera ainsi ce jeudi 8 janvier à Marseille puis à Nice des agents et représentants syndicaux du nouveau « Pôle Emploi » en grève et leur apportera le soutien du Parti socialiste.

Fusion ANPE-UNEDIC : précipitation, confusion et régression

17-12-2008

Communiqué de Razzy HAMMADI, Secrétaire national aux Services publics
et d’Alain VIDALIES, Secrétaire national au Travail et à l’emploi

La décision du gouvernement de reporter à vendredi la tenue du conseil d’administration fondateur de Pôle Emploi, nouvel organisme issu de la fusion ANPE-UNEDIC, n’est qu’une nouvelle illustration de la confusion qui règne autour de ce projet imposé et bâclé.

En l’état, la fusion envisagée se résume à un démantèlement du service public de l’emploi et à un recul de la qualité de l’accompagnement des demandeurs d’emplois.

La fusion ANPE-UNEDIC laisse tout d’abord les partenaires sociaux sans rôle clairement identifié dans le nouvel ensemble.

Elle se traduit ensuite par une concentration des moyens au sein d’une institution aux contours et aux missions mal définis. La fusion, telle qu’elle est dictée par l’État, ignore la spécificité des métiers (placement et accompagnement pour l’ANPE, indemnisation pour l’ASSEDIC) et remet en cause les missions de service public en déqualifiant les personnels et en dégradant leurs conditions de travail.

Plus grave sont les conséquences sur le traitement des dossiers des chômeurs et l’accompagnement dont ils ont besoin. La systématisation des plates-formes téléphoniques créera des inégalités de traitement entre zones géographiques. La réduction des sites recevant le public contraindra les demandeurs d’emplois à des déplacements plus longs et plus fréquents, en raison notamment du nouveau mode de traitement et de la mise en place de l’Offre Raisonnable d’Emploi.

Nous constatons d’ores et déjà les dégâts qui accompagnent la logique de cette fusion réalisée à effectif constant. Aujourd’hui, plus de 100.000 dossiers sont en souffrance avec des retards de paiement inacceptables, alors même que la nouvelle structure doit assimiler les 300.000 seniors jusqu’ici dispensés de recherche d’emploi, et les 600.000 bénéficiaires du RSA, en plein crise économique et sociale.

Pour le Parti socialiste, une véritable réforme du service public de l’emploi, garante de l’unité et de l’égalité des salariés, est nécessaire. Celle-ci ne pourra être conduite indépendamment de celles de l’assurance-chômage, de la formation professionnelle et sans l’association étroite des collectivités locales et de l’AFPA.

Le Parti socialiste demande au gouvernement de retirer le projet de fusion ANPE-UNEDIC et de reprendre la concertation avec l’ensemble des acteurs concernés.

Commission Ailleret sur l’avenir de La Poste : Pourquoi les socialistes restent

10-12-2008

RAazzi Hammadi, Secrétaire National aux Services publics et François Brottes, Député – Membre de la commission AILLERET

Le Parti socialiste, représenté au sein de la commission pour le développement de La Poste par le député François Brottes, s’est érigé ce matin contre un pré rapport écrit à charge, faisant état d’un consensus qui n’existait pas. Il comprend l’exaspération des syndicats de voir le dialogue social bafoué.

Même si le président Ailleret s’est engagé à ne signer le rapport qu’en son seul nom, le PS entend siéger à la commission jusqu’au bout afin de défendre une Poste sur ses deux pieds, à 100% publique et disposant des moyens pour accomplir les missions de service public (service universel postal, bancarisation de tous, présence territoriale, aide à la presse).

Oui, La Poste doit disposer des moyens nécessaires pour faire face à la concurrence totale du marché postal à l’horizon 2011, organisée par la majorité UMP dans son acception la plus large.

Oui, l’Etat ne joue pas le jeu depuis plusieurs années déjà, faisant peser sur la Poste seule les missions de service public.  Il ne serait que justice qu’il compense enfin financièrement ces missions, ce qui donnerait à La Poste les moyens de son développement.

Mais, nourris de l’expérience d’un Gouvernement qui a toujours rapidement glissé du simple changement de statut vers la privatisation partielle ou totale (France Telecom, Edf, Gdf), et soucieux du maintien des milliers d’agences postales communales existantes et mises en danger par le changement de statut, les socialistes continueront à exiger le maintient du statut public de La Poste.

Oui, la crise financière a fait reculer le Gouvernement sur la privatisation, mais rien ne garantit qu’une fois la crise passée, le « naturel » ne reviendra pas au galop.

Voilà pourquoi les socialistes exigent qu’au-delà du maintien du statut public et d’un juste abondement financier de l’Etat, soient garanties, au niveau constitutionnel, les missions de service public assurées par La Poste.

À défaut de telles garanties, ils soutiendront, ensemble avec les syndicats et les partenaires de gauche, la démarche du référendum d’initiative populaire pour décider de la pérennité, ou de la mort programmée, de l’accès de tous aux services publics assumés par La Poste.

Le Parti socialiste demande le retrait du projet de privatisation de la Poste et s’oppose à tout changement de statut

04-11-2008

Communiqué du Bureau national

Le Parti socialiste dénonce la cacophonie du gouvernement sur le statut de La Poste.

La privatisation de La Poste reviendrait à se priver d’un outil financier puissant et stable et constituerait une véritable erreur, tant sur le plan économique que social, a fortiori en période de crise. Elle entraînerait à l’évidence des suppressions massives d’emplois, un recul du service rendu à nos concitoyens, notamment pour les envois et services peu rentables, et une hausse des tarifs, comme en témoignent les expériences de privatisations étrangères.

Un tel projet ferait peser de graves menaces sur l’existence même du service public postal, auquel les Français sont fondamentalement attachés, même s’ils en attendent des améliorations.

C’est à l’Etat qu’il revient de trouver les moyens nécessaires au développement et à l’amélioration du service public postal, sans qu’il soit nécessaire de toucher au statut de La Poste.

En conséquence, quelles que soient les tergiversations à la tête de l’Etat, le Parti socialiste demande le retrait immédiat du projet de privatisation de La Poste et s’oppose fermement à tout changement de statut.

Le Parti socialiste renouvelle sa demande d’ouverture d’un grand débat démocratique sur les missions et les objectifs assignés à La Poste dans les années à venir.